En tant qu’ancien consultant chez un éditeur de logiciels, j’ai un gout très prononcé pour la mise en œuvre de solutions sur étagère qui allient rapidité de mise en œuvre et apport, à coup sûr, d’expertise fonctionnelle. Dans ces quelques lignes, je vous livrerai mon expérience sur la formation sans utiliser Google. Un défi !

Problématique ou cas en question ?

Le principal challenge pour une société de conseil sur ces sujets est la montée en compétence et en expertise de ses consultants. Internet, qui est pourtant une des sources de connaissances majoritaires de notre époque, est souvent limitée, et restreinte à quelques articles et/ou blogs de survol ou d’introduction, on n’y trouve pas de forum « stack overflow ».

Au sein de Mind7 Consulting, je mets en œuvre plusieurs approches afin de m’assurer que notre expertise reste à son meilleur niveau sur la durée, et qu’elle soit transmise aux nouveaux arrivants de manière garantie.

L’accompagnement humain est la clé

Une de mes plus grandes satisfactions dans mon métier de consultant est l’échange que je peux avoir avec mes collègues ou clients concernant des problématiques techniques et des challenges à résoudre. Ce sont des sources de progrès personnel, et d’enrichissement de mon expertise. Aujourd’hui, je reproduis ce schéma chez Mind7, dans les deux sens.

D’un côté, chaque nouvel arrivant a la possibilité de travailler avec un mentor, dont le rôle est de garantir la montée en compétence et donc, d’assurer la démultiplication des possibilités pour Mind7 d’aider ses clients, mais aussi dans le but de déléguer. Ceci donne aux mentors le temps par ailleurs de s’investir sur de nouveaux sujets. Le cycle vertueux de l’expertise est ainsi maintenu.

Cette possibilité n’est pas sans concession et il faut accepter de perdre sur le court terme du temps de production ou de facturation, pour de toute façon le regagner avec des intérêts sur le moyen et le long terme. Voyez ceci comme un investissement très rentable !

De l’autre, je suis très attentif à maintenir une relation étroite avec les experts de nos partenaires éditeurs, dans une relation gagnant – gagnant. J’appelle ceci un partage d’expertise. De manière régulière, nous rencontrons les consultants qui font le succès de l’éditeur chez ses propres clients sur des discussions informelles autour d’une problématique.

Le défi de la capitalisation

Je travaille aussi pour trouver une méthode où capitaliser est naturel, efficace et utile. Faire une documentation à la fin d’un projet ne fonctionne pas. Et en plus, qui a le temps de le faire ?

Les sources logicielles sont souvent « non ouvertes », ce qui est une particularité en plus à prendre en compte et en rapport avec les problématiques open source. L’impact direct sur le travail est un dépôt de code (Git) tout de suite moins « naturel » et la documentation habituelle qui en découle normalement, plus aussi évidente.

Dans ce contexte, il n’y a pas de solution miracle, ainsi, nous avons mis en place des « cas d’utilisation ». Le principe est simple, il s’agit d’identifier une situation et de décrire sa mise en œuvre, par exemple, « auditer la performance de la chaîne d’indexation » ou bien « insérer une image dynamique dans le rapport hebdomadaire ». Ces fiches pratiques permettent normalement d’aborder plusieurs sujets techniques et fonctionnels différents et, donc, rendre la capitalisation plus riche.

La documentation produit en question

Un dernier point important est de ne pas sous-estimer la documentation éditeur. C’est souvent une source d’information très pertinente. Par contre, il est essentiel de connaitre un minimum le sujet avant de se plonger dans cette source d’information qui, de prime abord, peut paraître un peu rebutante.
Trop souvent, j’ai entendu « il n’y a rien dans la doc ! », alors qu’il y a tout, mais que c’est juste un fastidieux de s’y retrouver. Pour éviter de s’arracher les cheveux, mon conseil le plus avisé est celui d’avoir une bonne maîtrise de la barre de recherche par mot clé.

Alexis Bourdeau